La Collégiale
Notre-Dame de HUY !

Cet important édifice est l'un des fleurons de l'architecture gothique des XIVè et XVè siècles en La Collégiale Notre-Dame de Huy, en bord de Meuse.Belgique. Classé parmi les édifices majeurs du patrimoine architectural de la Région Wallonne, ce monument, église paroissiale primaire de Huy, n'en demeure pas moins un lieu de culte qui, depuis des siècles, rassemble la communauté chrétienne du centre ville. Magnifique réalisation architecturale et esthétique, elle est aussi l'expression de la foi et de la sensibilité religieuse vécues par les Hutois, tout au long de leur histoire. C'est dans cet esprit aussi que nous vous invitons à découvrir la collégiale Notre-Dame de Huy.

La christianisation primitive de la région hutoise, attribuée à Saint Materne, eut pour conséquence l'érection, dès le Vème siècle sans doute, d'un sanctuaire dédié à la Vierge et établi au pied du vierges.jpg (185779 octets)rocher qui domine la Meuse. Bientôt pourvue des reliques de saint Domitien, évangélisateur et évêque de Tongres, dotée aussi de prébendes de chanoines, cette église subsista vraisemblablement jusqu'en 1013, date à laquelle elle fut détruite par un ouragan. Une autre fut reconstruite sur son emplacement et, en 1053, fut incendiée par les troupes de Baudouin V comte de Flandre en guerre contre la principauté de Liège aux avant-postes de laquelle Huy occupait un rôle défensif de premier plan. En 1066, lechasse.jpg (128381 octets) prince-évêque de Liège Théoduin de Bavière fit rebâtir la collégiale avec l'aide financière des Hutois auxquels il octroya, en échange, la célèbre charte de libertés. Le chapitre de la collégiale comptait, à cette époque, une trentaine de chanoines. La crypte dont fut pourvu le nouveau sanctuaire, reçut les reliques de Saint Domitien ; elle subsiste en sous-sol de l'édifice actuel. C'est en 1311 que fut posée la première pierre de la bethleem.jpg (133244 octets)collégiale gothique, mais une partie de l'ancienne église subsista jusque vers 1380. Les travaux de construction du chœur furent achevés les premiers, dès 1377. Le chantier ne fut définitivement terminé qu'en 1536, date qui nous est livrée par la décoration peinte des voûtes. Les derniers éléments de l'élévation des murs (fenêtres hautes de la nef et certaines fenêtres des bas-côtés) relèvent du style gothique flamboyant des dernières décennies du XV siècle, alors que l'ensemble de la collégiale accuse bethleem-detail.jpg (47822 octets)plutôt les caractères du style gothique rayonnant (Xème siècle). La grande tour ne serait pas antérieure au milieu du Xème siècle.

Extérieurement, l'édifice se signale à l'attention par son homogénéité, son ordonnance et le volume important de sa tour occidentale, massive, de plan carré. Cette tour, souvenir du "westbau" roman, était surmontée d'une importante flèche (démolie par la foudre en 1803 ; son principal intérêt réside dans la présence d'une merveilleuse rosace de style rayonnant ( 6 m de diamètre intérieur, 9 m de diamètre extérieur) qui s'inscrit dans l'épaisseur de la muraille ouest et qui s'agrémente d'une riche mouluration. C'est la plus grande rosace de ce style en Belgique. Les interieur.jpg (106325 octets)Hutois l'appellent le " Rondia ". On observera surtout la position particulière de cette tour en hors-d'oeuvre, ainsi que l'alignement extérieur des chapelles du transept, et la longueur du chœur. De part et d'autre de celui-ci se dressent deux tours également dont l'une, la tour nord, dite Saint Materne, abrite le célèbre carillon "Hemony" de la collégiale. Le chœur était autrefois fermé par un jubé qui isolait les officiants des fidèles. L'intérieur de l'édifice était pourvu de nonibreux autels et doté d'un riche mobilier que la Révolution dispersa. Enfin, c'est derrière l'ancien maître-autel qu'étaient disposées les quatre châsses de Notre-Dame, Saint-Domitien, Saint-Mengold et saint Marc, aujourd'hui abritées au Trésor.

Depuis quelques années, une campagne de restauration complète medaillon.jpg (214822 octets)de la collégiale a été entamée. Pour des raisons de sécurité, la totalité des pinacles et balustres ont été déposés. Actuellement, un échafaudage a été posé à la tour occidentale, première partie de l'édifice à être restaurée. Les travaux se poursuivront ensuite par la nef, le transept et le chœur pour se terminer vers 2005 par la restauration des voûtes et parements intérieurs. Ces travaux sont réalisés par la Ville de Huy, maître de l'ouvrage, avec la participation du Ministère de la Région Wallonne, Division des Monuments, Sites et Fouilles, et de la Province de Liège.

Remerciements à Monsieur Jacques MOISSE, responsable des visites de la Collégiale, ainsi qu'à l'office du tourisme de Huy.

Pour tout contact au sujet de la Collégiale (visite guidée, etc..), contacter soit Monsieur MOISSE, 2/22 rue des Remparts à 4500 HUY, ou l'Office du Tourisme de Huy , Quai de Namur 1 à 4500 HUY ou au tél : 085/21.29.15 - Fax : 085/23.29.44.

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